vendredi 5 octobre 2012

Show business

























5 octobre 2012. Le Printemps de Septembre a installé au Bazacle plus de trente œuvres du couple McDermott & McGough. Figures majeures de la scène artistique new-yorkaise depuis le début des années quatre-vingt, David McDermott et Peter McGough ressuscitent les techniques artistiques du passé pour la fabrication de leur art. La première salle expose des tableaux figurant des scènes tirées de films américains des années cinquante et soixante, dont "Dream machine, 1964" (photo) qui reproduit l’image emblématique des génériques de la RKO et de la Paramount. On projette "Mean to me, 1936", court métrage en noir et blanc tourné selon les codes américains de l’entre-deux-guerres. Je m’attarde longuement devant la série des "Conspiracy paintings, 1928", dix huiles sur toile conçues en 1997. Chacune d’elles reproduit avec minutie les gravures satiriques des années vingt pour révéler des sujets d’une actualité toujours brûlante : l’homosexualité, le racisme, la religion, le sida ou le cancer. Plus loin, le Cabaret des Soirées Nomades, planté dans la cour de l’école des Beaux-Arts, accueille un match d’improvisations à l’occasion du Tournoi des régions. Entre deux affrontements, les participants offrent quelques numéros de cabaret aux spectateurs. Jonathan Capdevielle et un complice restituent avec une froide neutralité le sketch de Muriel Robin "le Noir", un troisième est grimé en Michel Sardou. Angèle Micaux et Marlène Saldana se lancent dans un strip-tease burlesque. Jonathan Capdevielle revient perruqué en chanteuse pop. Il chante dans une traduction française littérale - donc ridicule - un tube anglo-saxon que je ne reconnais pas. Pendant l’entracte, je cherche en vain Lola au Beaucoup, où J.-P. venait de l’apercevoir en terrasse. Nous nous replions vers la galerie du Château d’eau. Les photographies de la série "The Day before_Star system", de Renaud Auguste-Dormeuil, reconstituent le ciel étoilée de douze villes à la veille de bombardements terribles : Guernica, Caen, Dresde, Nagasaki, Bagdad, etc. Nous retournons au Cabaret pour le show final. Je suis comblé par l’apparition sur scène de Jonathan Capdevielle en Lady Gaga. Affublé d’une poignée de danseurs déambulant dans des poses lascives, il chante la version traduite en français de "Alejandro".

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