vendredi 17 février 2012

La légèreté


















17 février 2012. La Géorgienne Elisabeth Leonskaja joue le concerto pour piano de Robert Schumann à la Halle aux Grains, avec l'Orchestre national du Capitole de Toulouse sous la direction de son directeur musical Tugan Sokhiev. À mi-chemin entre le concerto, la symphonie et la grande sonate, le dialogue y est permanent entre le piano et chaque groupe d'instruments. La soliste évite tout sentimentalisme romantique. Lumineuse, son interprétation est d'une élégante légèreté. Fuyant les applaudissements, elle donne en rappel une pièce de Frédéric Chopin avec une grâce, une fluidité et une simplicité qui me touchent fortement. Dans la seconde partie de la soirée, Tugan Sokhiev dirige la douzième symphonie de Dimitri Chostakovitch, dite "l'Année 1917". Hommage à Lénine et à la Révolution russe - dont les épisodes se retrouvent dans chaque mouvement -, achevée en 1961, c'est une partition épique et triomphante. Le chef évite tous les pièges tendus par cette œuvre tonitruante trop officielle. Sa performance exaltante privilégie l'éclat des contrastes.


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