samedi 17 septembre 2011

Sacrifices

















17 septembre 2011. J'observe le ballet des caméras de télévision de la chaîne Mezzo braquées sur l'Orchestre national du Capitole de Toulouse dont c'est la rentrée. Radio Classique a aussi installé ses micros à la Halle aux Grains pour les besoins d'une retransmission en direct. Tugan Sokhiev entame ce soir son second mandat de directeur musical de la phalange toulousaine dans un programme russe. La soirée débute par "l’Oiseau de feu", dans la suite d'orchestre que Igor Stravinski tira en 1919 de sa musique de ballet composée en 1910 pour les Ballets Russes de Paris. L'interprétation est d'une précision et d'une rigueur sans faille, elle est maîtrisée jusque dans ses plus vifs élans. Je n'arrive pas à détacher mes yeux du chef dont les gestes dessinent une rayonnante chorégraphie. Le concerto pour piano d'Aram Khatchaturian est donné par Boris Berezovsky. Je note de sa part une écoute très attentive du chef et des solistes de l'orchestre. Dans son interprétation, il fait à la fois preuve d'une gracieuse sensibilité et d'une solide détermination. Je me plais à entendre cette partition riche d'audacieuses précipitations rythmiques et de multiples couleurs. Tugan Sokhiev en est un révélateur électrisant. Créée en 1913, "le Sacre du Printemps" est une autre composition de Stravinski pour les Ballets Russes. J'ai déjà entendu le chef et son orchestre à la Halle aux Grains dans cette partition fort complexe dont ils proposent ce soir une nouvelle lecture. Il danse et les musiciens explosent de fougue.

T. Sokhiev & l'O.N.C.T. © Patrice Nin
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire